Échange de service via HelpX, une seconde expérience
Que sommes nous venus faire… Ce qui nous a attiré ici :

Un nouvel échange de service, en réponse à l’annonce qu’Ashok Bishnoi a mis en ligne sur HelpX.com… L’annonce est assez peu explicite mais il y est question d’un travail autour de la confection d’un textile : Le Khadi, que nous ne connaissons pas du tout… Il est aussi question d’aller à la rencontre d’artisans dans des villages autour de Bikaner et de découvrir toute une technique de confection artisanale.
Une entreprise en lien avec de la création de textile et d’objet… Peut être une occasion de parler design et d’œuvrer un peu dans la créa de produits…?! L’idée nous plait énormément, et Bikaner est aussi une région que l’on souhaite voir au bord du désert du Thar, à la frontière avec le Pakistan.
Alors après plusieurs échanges de mails qui nous laissent sans beaucoup plus de précisions quant à ce qui est attendu de nous, nous arrivons à Bikaner le 10/01/16.
Nous rencontrons Ashok Bishnoi et découvrons The charka sa boutique dans laquelle il vend différents produits textiles, tous réalisés artisanalement dans la région…

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Les conditions de l’échange :

Au fil des premiers jours les choses se mettent en place de façon assez informelle…
Nous découvrons tout d’abord la guest house dans laquelle nous allons être logés pendant deux semaines et apprenons une fois sur place que nous allons partager la chambre avec un couple d’Américains arrivés deux jours plus tôt ! Nous faisons avec Courtney et Aaron une très belle rencontre, nous aurons une semaine ensemble ici, riche d’échanges et de bonnes rigolades, qui nous permet au passage de continuer les progrès en anglais !

La guest house, n’a rien de touristique, et d’ailleurs mis à part la chambre qu’Ashok loue pour ses échanges de services aucun étranger ne séjourne ici… Il n’y a que quelques chambres, une occupé par un homme qui travaille à Bikaner, et séjourne ici à l’année seul, loin de sa femme et de ses trois enfants ; une autre est occupé par un policier à la retraite, il est là depuis plus de six mois. A eux deux ils sont nos voisins de palier et c’est aussi avec eux que nous devons partager la salle de bain ! Une autre est occupée par deux jeunes, des étudiants avec qui nous n’auront pas beaucoup de contact, et une autre chambre est dans un autre bâtiment occupées par des Indiens de passage que nous n’apercevrons qu’à peine…
La guest house est tenu par une famille composée de plusieurs personnes, nous ne comprenons pas bien toutes les liaisons entre les différents membres et les échanges sont assez limités car ils ne parlent pas vraiment anglais. Le patron est un homme âgé, travaillent avec lui un autre homme pas tout jeune ainsi que son neveux de 17 ans, nommé Ashok (et oui lui aussi (!) en fait Ashok est un prénom très courant par ici…!) et la sœur de ce dernier. Vivent aussi ici quelques autres personnes qui ne semblent pas vraiment s’occuper du travail lié aux guest, ou qui le font peut être plutôt en cuisine, pièce où nous n’avons aucun accès.

Dans la chambre comme partout dans la guest le confort est très sommaire… Nous avons des lits typiques du Rajasthan faits de sangles entrecroisées au sein d’un cadre de métal, sans matelas. Des couettes très crasseuses et pas très chaudes, pas de chauffage, la lumière provient d’un néon qui clignote plusieurs heures dans la nuit avant de bien vouloir s’éteindre…

La salle de bain partagée inclut aussi les toilettes, ici pas de fenêtre mais un genre de moucharabieh qui laisse passer l’air frais… Pas d’eau chaude au robinet, il faut demander un sceau d’eau chaude ou la faire chauffer soi même (et vu les températures c’est plus que nécessaire) et se doucher à l’aide d’un petit pichet… Pas de meubles et pas de miroir non plus…

Les repas sont servis de manière aléatoire dans la chambre où on mange assis sur le bout de nos lits, ou dehors sur une terrasse devant la maison où nous pouvons utiliser table et chaises… Mais sont toujours identiques, trois fois par jours et tous les jours de la semaine : 100% végétariens composé d’un ou deux petits bols de préparations au légumes et de chapatis par dizaines… Là on parle de végétarien pur et dur qui n’inclut ni oeuf, ni fromages, ni champignons… On aura parfois droit à un petit bol d’un yaourt genre faisselle au petit dejeuner et c’est là le seul laitage qui nous sera offert !
(Aléatoire = Parce qu’on nous fera manger en chambre à quelques reprises alors que nous voulions manger dehors pour profiter du soleil, et inversement on nous fera manger dehors certain jours ou il faisait bien froid et ou on prévoyait plutôt de manger dans la chambre… Ça fait partie des trucs qu’on a pas compris mais aussi des moments ou on a pas réussi à avoir le dernier mot !)

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Le Tchai est servit de très bonne heure, entre 6h et 7h45 chaque matin… Juste à l’heure ou on dort encore en fait ! Et sans qu’on ai rien demandé… Quand on a demandé s’il était possible de l’avoir plus tard dans la matinée la réponse a été « yes yes yes » mais il a encore été servit avant 8h du matin les deux jours suivants… Après le départ de (Courtney et de) Aaron qui se levait tôt et était bien content de boire la part des dormeurs, on a demandé a ne plus avoir le tchai du matin. (Car pas trouvé la solution pour faire comprendre qu’avant 9h il nous servait à rien… Sinon à nous lever pour le poser sur le bord de la fenêtre avant de se recoucher moins de 2 minutes après et sans l’avoir bu… Il faudra deux jours pour que le service cesse enfin !)
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le temps de travail demandé en échange de ce logement varie selon les jours mais en général nous rejoignons Ashok vers 11h du matin et restons avec lui jusqu’en fin de journée aux alentours de 17h / 18h… Parfois un peu plus tard ou un peu plus tôt… Parfois avec une petite pause pour aller manger à midi, parfois sans, mais là c’est nous qui choisissons ! Tout se voit toujours du jour pour le lendemain…

Les visites : Pour nous aider à bien comprendre son travail et le système de production des textiles Ashok nous emmène visiter sur toute une journée un petit village à 15 km de Bikaner, là nous rencontrons plusieurs familles, qui travaillent à filer la laine ou à la tisser. Nous allons sur une autre après midi rendre visite à un groupe de nomades installés à la lisière de la ville, ils travaillent sur la confection de patchworks et charment les serpents ! Nous passerons une autre bonne demie journée dans la vielle ville pour rencontrer le tailleur et le voir à l’ouvrage dans son petit atelier. Ashok nous emmène également une journée dans le désert avec son chameau ou nous irons tous ensemble passant la journée à discuter et cuisiner de façon traditionnelle au milieu du sable !

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le logement nous est offert en échange de notre temps travail ; les visites elles sont utiles aux deux parties, elles représentent des moments très agréables et enrichissants mais nous les avons mises à profit pour faire à maximum d’images et de vidéos qui ont été bien utiles par la suite pour le reste du boulot à produire !

Ce que nous avons réellement produit, les services que nous avons rendus :

Très vite Ashok se présente comme étant plutôt débordé de travail mais il semble n’avoir que peu d’exigences quant à ce que nous sommes sensé faire…

Nous lui proposons donc de réaliser une vidéo pour présenter plus en détails son projet et le travail des artisans. Nous lui avouons par la même, que en cherchant des infos sur le net avant d’arriver nous avons : 1/ eu beaucoup de mal à trouver les infos 2/pas vraiment tout compris car la présentation de l’activité n’apparait pas clairement… Nous passons donc la majeur partie du temps sur ce travail en : filmant, sélectionnant les prises de vues, réalisant une interview, et traduisant le tout pour sous titrer en français… Nous avons ainsi produit notre premier documentaire vidéo de presque 25 minutes !!!

Nous avons également pris des photos de plusieurs produits, portant les vêtements ou mettant en scène les objets, pour les envois aux clients ou la mise en ligne sur son shop sur Etsy.com

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Nous avons partagé quelques informations et conseils sur l’utilisation des médias sociaux sur internet (très en superficie) en l’aidant à créer une chaine youtube et à utiliser google drive… (Ce qui lui permet de gagner un temps fou en évitant de recharger plusieurs fois les mêmes vidéo ou images dans les pièces jointes de tous ses mails…)

Nous lui avons apporté quelques notions de bases sur l’utilisation de Photoshop, afin qu’il puisse lui même par la suite corriger la mise en page et le poids de ses photos… (Encore un moyen de gagner du temps en arrêtant de télécharger des photos super lourdes bonnes pour une impression en format poster !)

Et enfin nous avons retouché et vectorisé le seul logo de l’entreprise en sa possession qui mesurait moins de 2 cm x 2cm et était absolument inutilisable en l’état ailleurs que sur ses étiquettes produits.

Mis à part la vidéo qui nous a pris beaucoup de temps, les autres taches semblent êtres de petits services rendus… A travailler en France elles auraient toutes été réalisées en une seule journée mais là… Nous sommes allés au rythme d’Ashok qui passe un temps fou à chercher les images dans son PC ou elles ne sont ni triées, ni ordonnées… Qui interrompt le travail quand nous sommes dans la création de sa chaine youtube pour regarder des vidéos présentées sur d’autres chaines… Qui ne veut pas créer de sous dossier où on pourrait enregistrer toutes les images d’un seul coup mais préfère faire le va et vient d’un dossier à l’autre pour les déplacer une à une…

Overbooké… Le sens donné au mot est il (lui aussi) relatif à une question de culture…

Bref ce que nous comprenons vite c’est que « buzy », « débordé de travail », n’a pas la même signification ici que chez nous…! Un gros manque d’organisation et une vitesse de travail très réduite… Ici tout prend du temps. Ashok envois au maximum un ou deux paquets par jours et répond à quelques mails de ses clients, ainsi qu’a quelques questions posées par d’autres sur sa boutique en ligne… Après il peut passer des heures chez le tailleur où il se rend sans prévoir à l’avance avec le lui quel est leur horaire pour travailler ensemble, nous y avons passé une après midi a attendre que le tailleur finisse son travail en cour et se mette sur les prototypes avant de repartir sans que le tailleur n’ait rien fait pour Ashok car il avait, semble t’il, d’autres commandes plus urgentes ce jour là…! Ici tout se fait au milieux de longues heures de discussions interrompues par plusieurs tasses de tchai partagées… Donc forcément c’est tout le rendement qui en prend un sacré coup !

Ce que nous comprenons au bout de deux semaines :

Et après plusieurs conversations, et après avoir livré la vidéo : C’est que Ashok a des attentes mais qu’il ne formule pas, probablement parce qu’elles ne sont pas très claire dans son esprit, laissant les volontaires faire un peu ce qu’ils veulent et proposent…

Nous lui conseillons d’être plus précis a commencer par son annonce sur HelpX, à propos de ce qui est attendu, en terme de compétences et de temps de travail, ainsi que sur ce qui est offert en échange en terme de logement et de restauration… Il nous avoue que ce n’est, à l’heure actuelle, toujours pas très claire dans sa tête, et que c’est un des volontaires précédent qui à rédigé l’annonce !!!

Il nous demande de ne pas publier le documentaire réalisé sur notre site car il veut le garder au chaud pour le poster sur un site de crowdfunding… Un jour… Mais il ne sait pas quand… Pas avant qu’un autre volontaire arrive pour le faire !!! Là nous expliquons qu’on est pas vraiment d’accord et qu’on ne comprend pas ce que cette vidéo a à faire sur ce type de site puisqu’elle ne présente pas un projet à réaliser et faire financer mais une activité déjà en place ! Et surtout que son format en 23 minutes ne correspond pas au format imposé par ce type de sites, généralement limité a 3 minutes…

En poursuivant cette conversation nous comprenons qu’il attend énormément des appels à financement qu’il peut (via les volontaires qu’il reçoit) poster sur des sites de crowdfunding… Parce qu’il n’a pas vraiment idée de comment trouver des fonds ou de nouveaux clients pour l’entreprise autrement que par ce biais là…

Alors ce qu’on fini par se dire c’est qu’il est quand même un peu largué dans tout ça…!

Nous argumentons bien (car pour nous pas question d’attendre le « un jour » qui peut arriver dans 3 mois comme dans 9 ou jamais… ou il nous donnera le feu vert pour publier la vidéo !) et expliquons que cette vidéo doit se retrouver sur son facebook et sur son site le plus vite possible, ainsi qu’en lien sur son profil HelpX, pour donner envie à de nouveaux volontaires de venir, pour donner plus de visibilité au travail des artisans et que augmenter sa visibilité sur le net ne peut que participer à l’aider à trouver de nouveaux clients… etc… Nous n’aurons pas besoin de négocier longtemps pour avoir gain de cause, la vidéo sera en ligne quelques jours après notre départ !

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En conclusion :

Nous sommes content du travail que nous avons réalisé mais quittons Ashok avec un petit sentiment de manque d’efficacité… Beaucoup des infos quant à ses propres compétences nous sont arrivées bien trop tard. Nous pensons que nous aurions pu être plus utiles si nous avions eu toutes les clés en main dès le départ… Nous aurions pu produire une vidéo adaptée à une demande de financement pour un site de crowdfunding s’il nous avait présenté un projet particulier à faire financer ! … Mais avant ça je pense que nous aurions pu l’aider à réfléchir à comment aller chercher les clients qui ne tombent pas du ciel par magie, en faisant de la prospection sur le net, en essayant de contacter des marques ou des revendeurs qui pourraient potentiellement êtres intéressés par ses produits… On aurait pu l’aider à mieux organiser sa méthode de travail pour mieux organiser son temps et donc être plus productif et efficace… Mais ces choses là nous semblent difficiles à proposer quand au premier abord la personne n’en fait pas la demande et se dit débordée de travail ! (et oui, au début nous croyions vraiment que l’entreprise tournait bien et qu’il était débordé du fait d’une abondance de commandes… ce n’est qu’a la fin de notre séjour que nous sommes capable de dire qu’il est débordé mais cela à cause d’un manque de méthode et parce que son temps n’est pas du tout optimisé…) Améliorer la méthode de travail et diversifier sa clientèle est ce qui nous semble le plus essentiel pour lui car les artisans produisent déjà des produits d’une très belle qualité et possèdent le savoir faire ! Et augmenter le nombre de commandes serait très bénéfique tant pour Ashok que pour les artisans avec qui il travaille !

Ashok aurait besoin de volontaires sur du plus long terme, mais pour notre part nous ne souhaitons pas prolonger le séjour… Le travail ici était très intéressant mais le voyage nous appel et nous ne sommes pas assez tombés sous le charme de Bikaner pour vouloir y rester beaucoup plus longtemps.

Si vous avez des compétences en gestion de l’entreprise, en communication ou en marketing,ou même en design textile et que vous souhaitez découvrir ce coin de l’Inde de façon authentique n’hésitez pas à contacter Ashok qui vous recevra avec plaisir… Vous pourrez lui être d’une aide précieuse à condition de bien présenter vos compétences et de lui faire formuler, autant que possible, ses besoins avec précisions !

Ashok Bishnoï // The Charkha

Email: arotuan@gmail.com
Skype: arotuan@gmail.com Ashok Bishnoi
www.facebook.com/thecharkha
www.facebook.com/KhadiAshram
www.Etsy.com/shop/TheCharkha
www.thecharkha.com

Pour terminer sur une note plus positive : en ce qui nous concerne et au delà du simple échange de services quantifié en logement et heures de travail, ce séjour à été pour nous l’occasion d’avoir de vraies, belles discussions avec un habitant du pays. Qui a répondu sans hésiter à toutes nos questions relatives à sa culture, au système de castes, à la religion, essayant de nous expliquer le pourquoi de ce que nous appellons « paradoxes »… En nous parlant de façon honnête, il nous a  apporté des réponses, qui même si elles nous troublaient parfois, nous permettent aujourd’hui de comprendre un peu mieux certaines choses dans ce pays si différent du notre. Aussi les visites dans les différents villages et auprès de tous les artisans restent des souvenirs impérissables, auxquels nous n’aurions jamais eu accès sans son aide…

Un avis critique sur notre documentaire et sur les intentions d’Ashok

(parce qu’on à du mal à s’en empêcher / mais parce qu’on a pas souhaité le faire apparaitre dans le documentaire, tentant de rester le plus objectif possible…)

1 / La prise de vue de l’interview aurait pu être améliorée : Si Ashok avait accepté de la refaire, nous avons constaté à la première lecture des rush que le premier plan où se trouve Ashok est un peu flou… Nous souhaitions recommencer pour qu’il apparaisse de façon plus nette mais il a refusé… Sans justifier vraiment sa volonté, et nous n’avons pas réussi à le faire changer d’avis… C’est la plus grande frustration de Benoit !

2/ Quelques petites fautes sont à corriger dans les sous titre du documentaire… Elles ont échappé à nos relectures… Nous les avons découvertes après avoir attendu plus d’une dizaine d’heures que le logiciel veuillent bien exporter la vidéo et presque 24h pour que la wifi que nous utilisons permette de charger la vidéo sur le net… On manque un peu de temps et de patience pour refaire tout ça, et surtout on ne sait pas quand nous retrouverons une connexion assez puissante pour refaire le chargement sur le net… donc on ne les a pas encore modifié…

3/ L’enfer est pavé de bonnes intentions : Les projets d’Ashok nous laissent avec quelques réflexions qu’il ne semble pas partager. Nous tentons d’entendre son point de vue mais restons un peu dubitatif quand à certaines questions que nous souhaitons partager ici :

– Ashok dit souhaiter aider les artisans dans les villages en leur apportant du travail… Mais il souhaite surtout par ce biais là conserver une culture,un savoir faire ; et surtout un mode de vie traditionnel et artisanal, ce qui nous semble bien en un sens mais qui d’un autre point de vue participe à refuser aux même artisans toute évolution possible dans leur confort ou rythme de travail… Et contribue en même temps à limiter pour les enfants de ces même artisans les possibilités d’étudier, puisque le savoir faire et le métier sont transmis de générations en générations… Nous ne pouvons nous empêcher de ne pas sincèrement approuver le travail des plus jeune même s’il semble qu’aujourd’hui il soit encore nécessaire pour certaines de ces familles.

– De la même manière il souhaite que ces artisans continuent de vivre dans des villages traditionnels faits de maisons en torchis, de rue non pavées… Alors que lui vit en ville dans une maison plutôt luxueuse, très grande et avec tout le confort moderne… (?)

– Il souhaite construire un Ashram qui serait à l’image de ces villages, ou il installerait des artisans qui se montreraient au travail pour les touristes et les volontaires, vivant dans des conditions similaires à celles des siècles passés… Mais il ne semble pas vraiment question pour lui d’aller s’y installer avec sa famille… Au delà de son positionnement par rapport à qui va vivre ou non dans cet ashram ; nous nous posons aussi la question du confort, pas simplement matériel, des artisans qu’il veut y installer, et du risque pris de les transformer en pièces vivantes d’une sorte de musée d’histoire, attraction pour visiteurs du monde entier… (?)

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Cela nous laisse avec beaucoup de questions auxquels il répond en invoquant le système de castes, et nous affirmant qu’il sait que les gens étaient plus heureux dans ce type de villages avant de convoiter un peu plus de modernité… Nous restons très dubitatifs quant à toutes ces réponses, le trouvant parfois un peu catégorique… Nous le quittons donc, sans savoir quel sera l’avenir de tous ses projets et sans avoir aucune idée de comment les artisans avec qui il collabore l’appréhendent… Nous le quittons en souhaitant l’encourager dans sa démarche mais en espérant qu’il parviendra à trouver, et à faire, les concessions relatives au bien être de chaque personnes en admettant, peut être, qu’il ne peut pas de façon omnisciente savoir (et imposer) ce qui est bien ou non pour toutes les personnes qu’il engage. Espérant par la même qu’il saura trouver un juste milieux entre l’inde traditionnelle qui l’inspire et qu’il veut conserver, et le monde moderne dans lequel il vit aujourd’hui…

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2 réactions à Tout sur l’échange de service à Bikaner… Et un avis critique sur notre documentaire…!

  1. Bonjour, merci pour ce post. Je pense partir en Inde pour un mois ou deux cet automne et je trouve la description du votre séjour et vos réflexions sur ce projet très intéressantes. Bonne continuation!

    • Bonjour Corentin.
      Merci beaucoup pour ce retour. Nous sommes actuellement à Varanasi, la ville et les bords du Gange nous enchantent, on te recommande vraiment cette ville pour ton voyage ! Aussi nous publierons très vite quelques articles à propos de cet endroit et d’ici une à deux semaines (nous quitterons le pays !) un article bilan sur notre séjour, avec les bonnes adresses, les transports utilisés et le budget global… (ce qui peut être pratique pour les voyageurs !) Si tu as besoin de plus de précisions n’hésite pas à nous contacter en MP, via le formulaire contact, si c’est dans nos cordes nous répondrons avec plaisir ! Bonne préparation pour ton voyage à venir et bonne continuation également !

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