En route mer pour le Japon !

Un épisode, bien agréable, au fil de l’eau qui mérite à lui seul un article tant l’occasion est bonne de voyager par la mer !

Après avoir écumé tous les moyens de transports disponibles sur le sol chinois :Après nous être confronté à la foule omniprésente dans les gares, dans les métro et dans les bus de ville ; nous être perdu en tour et en détours via des destinations auxquelles il n’était finalement plus possible d’accéder ; après avoir expérimenté la chaleur des bus dont la climatisation tombe en panne 10 minutes après le départ, et les bus qui finalement ne viennent jamais parce qu’il pleut ce jour là… Se retrouver à bord d’un si grand bateau avait presque quelque chose de luxueux… Du calme, de l’espace et du confort plus qu’il n’en fallait pour les quelques passager présents sur cette traversée.

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le « pourquoi » du départ par la mer

La raison première serait l’envie, tout simplement, ensuite parce que c’est possible (L’idée avait déjà été envisagée plusieurs fois sur d’autres trajets sans qu’aucune liaison bateau n’existe ce qui rendait jusque là la chose impossible !) enfin parce qu’on a le temps et que cela est plus économique que de prendre encore l’avion…

En route  En bateau …

C’est après un très rapide scanner de nos bagages (ça change un peu pour une fois !) et une petite heure d’attente dans la salle des départs du port de croisière de Shanghai que nous nous embarquons à bord du Xinjiangzhen. Un énorme ferry aux allures de bateau de croisière un peu désuet qui fait chaque semaine une liaison Chine – Japon. Seul un tout petit groupe de personne embraque avec nous, nous sommes moins de 40 dans ce bateau prévu pour plus de 300… Le voyage se déroule donc dans le plus grand calme et après deux mois entre le bruit et les mouvement de la foule chinoise, c’est vraiment très appréciable ! A peine quelques minutes à bord et nous sommes conduits à notre cabine, puis le bateau démarre… Depuis le pont, puis depuis le hublot visible depuis nos couchettes nous avons regardé Shanghai, puis la cote chinoise, doucement s’éloigner. Nous avons observé les cotes disparaitre complètement et laisser place aux nombreux bateaux de pèche, porte-containers, paquebots et autre géants des mers que je ne sais nommer. Puis les plus petits bateaux ont disparus et les gros se sont également fait plus rare, une nuit est passée, et au lendemain nous avons passé de longues heures au milieu de deux teintes de bleus juste séparées par l’horizon… 1

C’est en fin de journée du deuxième jour à bord que sont apparues les cotes japonaises, nous avons navigué dans la mer intérieur entourés des iles de l’archipel nippon jusqu’à ce que la deuxième nuit tombe et nous cache le paysage…

Deux jours dans ce bateau, un plaisir que nous dégustons lentement… Deux jours à part, déconnectés et hors du temps, seulement rythmé par les heures d’ouvertures de la cafeteria où nous pouvons nous restaurer…

Hors du monde en quelque sorte… toujours en Asie mais sans visa, sans tampons sur nos passeports, en transit mais dans aucun pays, juste entre un départ et une destination… Deux jours pris dans un mouvement si lent que le temps semble s’être arrêté, rien d’autre à faire que de se détendre, se reposer et regarder le paysage en se laissant bercer par le doux mouvement des vagues et le quasi imperceptible bourdonnement du moteur… Qu’il est agréable de ne rien faire, de se laisser porter, et de s’endormir, vers un nouvel horizon où nous emporte ce gros bateau…

Aspect pratique

Le bateau est appelé ferry mais à nos yeux cela ressemble plus à un bateau de croisière (ok nous n’avons jamais fait de croisière et ce n’est pas un bateau avec piscine, cours de tennis ou bar à cocktail…) mais c’est quand même le plus gros bateau que nous ayons jamais utilisé, il dispose de plusieurs ponts, d’une petite boutique duty free, d’un restaurant, d’un café, de petits coins salon avec des canapés bordant de grands hublots… Et surtout il ne ressemble en rien au ferry que nous avons pu prendre dans le passé !

Xinjianzhen, c’est le nom de ce navire qui effectue chaque semaine une traversée Chine-Japon et une autre dans l’autre sens. Une semaine Shanghai- Kobé, la semaine suivante Shanghai-Osaka. Les départs de Shanghai ont lieu le samedi à midi et l’arrivée au japon se fait 45 heures plus tard sur les cotes Japonaises. (oui il faut quand même avoir un peu de temps et c’est pour cela que beaucoup préfèrent aujourd’hui l’avion…)

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La réservation du titre de transport, peut se faire en ligne ou directement au bureau de la compagnie à Shanghai à cette adresse : 18th Fl. Jinan No.908 Dong Da Ming Rd. Shanghai 200082.

Les prix varient beaucoup en fonction des cabines désirées. De la cabine deuxième classe japonaise (tatami et futons dans une grande pièce qui accueille jusqu’à 16 personne) ou deuxième classe western (petite cabine de 8 couchettes) à la cabine double avec salon et salle de bain privée, les prix vont du simple au triple ! Nous avons choisi l’option la moins couteuse en réservant deux couchettes dans une cabine de 8 personnes, prétextant que nous étions étudiants cela nous à couté 800 yuans chacun, soit à peine plus de 100 euros. (Un tarif plein pour la même prestation coute 1300 yuans/personnes… merci la carte vitale et l’élixir de jouvence qui nous donne l’air de deux petits étudiants !)

Le prix inclut les deux petits déjeuners qui seront servis à bord, un distributeur de thé, d’eau fraiche et chaude est en libre accès et le restaurants ouvre aux heures de repas pour servir des plats cuisinés bons et à des prix très raisonnable (rien à voir avec ce qui peut être vendu en extra dans les avions , ou dans les trains français !)

La cabine, bien qu’un peu exigu, est très confortable, les couchettes sont assez large et chacune dispose d’un rideau et d’une lampe de chevet, un grand hublot nous laisse voir l’horizon et des espace de rangements pour les bagages sont disponibles à l’entrée de la cabine.

Le luxe, c’est de voyager dans un bateau vide et d’avoir pour nous seul cette cabine de 8 couchettes ! Le bateau peut transporter environ 340 passagers… lors de notre traversé nous n’étions que 38 personnes à bord ! Autant dire que chacun à donc bénéficié d’une cabine privée et d’autant d’espace qu’il le souhaitait…

le départ et l’arrivée se font dans les ports de croisière internationaux des deux villes, à Shanghai comme à Kobe c’est ports sont très proche du centre ville et facilement accessible via le métro ou le train.

Enfin passer l’immigration avec moins de 40 personnes ou tous les passagers d’un airbus A380 ça fait encore une énorme différence qui nous fait de loin préférer ce voyage en bateau à ceux en avion ! (Même si pour la première fois nous avons été minutieusement (technique japonaise !) fouillés, sacs, corps, chaussures et tout et tout (probablement la faute à pas d’autres passager non asiatique sur le bateau, ou à Benoit qui à décidé de voyager avec produits chimiques et verre doseur pour développer lui même ses négatifs, qui sait ?!))

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