Picking, packing et autres jobs dans les fermes des tableland…

Mareeba dans le Queensland :

Mareeba est une toute petite ville du Queensland, à une heure de route de la cote et de Cairns elle est entourée de fermes productrice de fruits tropicaux, on y trouve des fermes de mangues, de bananes, de citrons verts, d’avocats, de canne à sucre, de litchis, d’ananas et autres fruits en abondance… C’est pour cela et parce que nous pensons y trouver rapidement nos premiers emplois que nous venons nous y installer pour commencer notre recherche de travail !

la région autour de Mareeba est appelée tableland, car c’est un grand plateau, tout est plat et recouvert de centaine de milliers d’hectare de champs cultivés…

Nous y sommes pendant la saison des pluies et la météo alternes des journées très chaudes avec des journées de pluies quasi continues, la région est très plate et les pluies peuvent y être très localisées, c’est assez curieux de voir que certains jours c’est le déluge non stop sur Mareeba alors qu’a 20km de là le soleil rayonne… On y voit les orages se déplacer au loin et parfois arriver droit sur nous, parfois passer juste à coté !

Quand l'orage nous poursuit...

Quand l’orage nous poursuit…

Travailler :

Nous occupons différents emplois pendant les presque trois mois que nous passons à Mareeba.

Notre premier job nous le trouvons chez Papa Juan’s Farm, une petite ferme bio qui produit des mangues et les transforme pour les revendre séchées, nous passons nos journées à éplucher, trancher et emballer les mangues une fois séchées. Le travail n’est vraiment pas désagréable et les patrons sont charmants, nous œuvrons dans un genre de laboratoire dédié au séchage des fruits, il y fait frais car le lieux est climatisé, nous finissons nos journées de travail en milieux d’après midi, propre et pas trop fatigués ! Seuls nos doigts seront un peu endoloris les premiers jours à force de répéter les mêmes mouvements plusieurs heures d’affilées. Nous y resterons jusqu’à la fin de la saison des mangues après y avoir travaillé presque un mois et demi.

Quand le rythme se ralentit chez Papa Juan’s farm, et que à la fin de la saison des mangues nous commençons à avoir plus de jours chaumé que de jours travaillés par semaine nous nous mettons en quête d’un nouvel emploi. C’est avec une agence d’intérim nommée QITE que nous trouvons le job suivant.

Nous sommes envoyé chez Serge à Mutchilba, un minuscule village à 40 minutes de Mareeba pour faire du picking : de la cueillette, et du packing : du conditionnement, de citrons verts… Là nous découvrons les joies du travail au champ, suant 9h par jours à s’écorcher les mains dans les arbres, esquivant insectes en tout genre et serpents, chargeant et déchargeant inlassablement nos sac de citrons… Il fait chaud, on transpire beaucoup et le travail est plutôt ennuyeux mais le patron de cette petite exploitation est très gentil ce qui compense un peu l’ingratitude du travail ! Après un début de semaine à faire du picking nous découvrons ensuite les joies du packing, cette fois ça se passe dans le hangar, un travail à la chaine face à une calibreuse qui nous trie les citrons que nous devons mettre en cagettes. Si le travail au champs nous semblait ennuyeux il faut avouer que le travail dans le hangar l’est encore plus : l’environnement est bruyant à cause de la machine à calibrer et le rythme est soutenu par les citrons qui se déversent sans cesse dans les bacs que nous devons vider. Ici impossible de parler en travaillant mais au moins nous sommes à l’abri du soleil et des insectes, et même s’il fait chaud de puissant ventilateurs brassent l’air toute la journée… Au final nous aurons vite fait de préférer les journées de packing aux journées de picking, mais comme dans cette ferme ce sont les même employés qui font les deux nous n’aurons pas le luxe de travailler toute la semaine dans le hangar ! Après deux semaine dans cette ferme le prix des citrons baisse tant que le patron décide de ne plus les ramasser en attendant que le prix remonte… Il nous faut de nouveau trouver un autre job !

Pour notre troisième job nous intégrons une ferme un peu plus grosse qui compte près d’une vingtaine d’employés entre ceux qui sont au packing et ceux qui sont au picking. Nous aurions bien aimé trouvé une place à plein temps dans du packing mais en vain… C’est donc en tant que picker que nous sommes embauchés chez Willbi, ferme située juste à la sortie de Mareeba. Nous sommes recrutés pour la saison des avocats qui débute, à la différences des jobs précédents celui là ne sera pas payé à l’heure mais au poid, et nous avons bon espoir de travailler beaucoup et de gagner plus qu’avec les job payés à l’heure. Nous avions déjà eu un aperçut des joies du picking chez Serge, ce n’était rien en comparaison du travail à faire chez Willbi ! Ici nous commençons nos journées à 6h du matin dans des champs tous mouillés de la pluie de la nuit, en moins d’une heure de travail nous sommes trempés de la tête au pieds et tout le reste de la journée nous travaillons avec les pieds qui moisissent dans nos basket trempées, nous alternons le ramassage des citrons et des avocats en attendant que les avocats grossissent… Tout ce que nous ramassons est payé au poids, à raison de 27 centimes par kilo de citrons et 30 centimes par kilo d’avocats… On a beau s’y mettre à fond et ramasser le plus vite possible tout ce qu’on peut pendant 8 à 9h d’affilées on peine à gagner autant que si nous étions payés à l’heure ! « Les avocats vont grossir » « dans quelques jours vous n’aurez plus à sélectionner les gros avocats mais vous ramasserez l’intégralité de l’arbre vous aurez donc plus de kilo à la fin de la journée… » Voilà le discours des patrons qui nous laisse espérer que dans quelques jours nous serons plus rentables… On veut y croire, alors on reste… Mais entre les journées raccourcies par la pluie et les avocats qui ne grossissent pas nous avons beaucoup de mal à être rentable… Puis débute le « strip picking » ce qui veut dire que nous devons vider les arbres, plus aucun avocats ne doit y être laissés, et ce qui devrait normalement être synonyme d’une meilleure paye est en fait tout le contraire : Vider les arbres de 100% des avocats qu’ils contiennent est extrêmement chronophage et la taille de ces derniers n’a pas vraiment augmentée depuis que nous travaillons ici, aussi on s’évertue plusieurs jours de suite à travailler de plus en plus vite dans l’espoir de voir nos paye augmenter… Mais avec le début du strip picking le prix des avocats à baissé à 25 centimes du kilo et là nous nous rendons compte que nous n’avons jamais aussi peu gagné et en même temps jamais travaillé aussi dur (en ne prenant que 10 minutes pour manger un sandwich entre deux arbres le midi et à peine une pause clope sur toute la journée qui dure 9h). Il nous faut quand même trois semaines pour nous rendre compte compte que soit ce job et ce type de paye c’est l’arnaque totale, soit nous ne sommes vraiment pas assez bon, mais que dans tous les cas il est hors de questions de continuer comme ça ! Nous quittons donc Willbi farm et nous remettons en quête d’un autre emploi !

En repassant chez Serge nous sommes réembauchés pour les semaines suivante, le prix du citrons est redevenu correct et le picking à repris dans son exploitation… Pas super ravis de retourner cueillir des citrons, nous sommes au moins content de retrouver une valeur sure avec une paye à l’heure correcte, un peu au dessus du minimum obligatoire…

Entre les journées chez Serge, QITE nous renverra dans une autre petite ferme sur Mutchilba pour une journée de packing de citrons et une autre pour nettoyer les arbres. Le nettoyage des citronniers est de loin le truc le plus amusant que nous avons eu à faire pendant tout notre séjour à Mareeba, cela consiste à oter des arbres tous les citrons qui s’y trouvent et à les laisser par terre. On les fait tomber soit à la main, soit à grand coup de bâtons on à ainsi l’impression de jouer au golf ou au base ball ce qui est un peu divertissant au moins les première heures, après quand le bras et l’épaule qui donnent les coups commencent à devenir un peu douloureux c’est moins rigolo, mais on peut toujours se consoler en constatant qu’au moins nul besoin de remplir et vider les sacs, c’est toujours agréable de ne pas porter !

Il faut dans tous les cas avouer que ces jobs ne nous plaisent pas vraiment, nous sommes dépendant de la météo et du prix du citrons ce qui ne nous fait travailler que de manière assez aléatoire et qui n’est pas vraiment idéal pour remplir notre compte en banque… Même si nous avons eu la chance de pas avoir à travailler dans les plantations de bananes (qui regorgent de serpents, où il faut transporter de lourd régime de bananes ou arroser les plant de pétrole pour ne pas qu’ils repoussent n’importe comment) ou de mangues (dont les arbres et les tiges des mangues produisent une sève très allergisante et génèrent des maladies de peaux) après presque trois mois sur Mareeba nous nous décidons à chercher du travail ailleurs, dans d’autres domaines, et nous préparons à quitter la région !

Vivre à Mareeba :

Nous passons nos presque trois mois au camping ! Au Riverside caravan park où nous dormons dans notre van, ce camping est rempli de backpackers qui travaillent dans les fermes alentours, la grosse majorité est composée de français (bonjour le dépaysement!) et d’européens, puis de japonais et de chiliens, seul quelques australiens qui semblent y vivre à l’année se trouvent dans ce camping. L’endroit n’est pas désagréable et on y fait de belles rencontres, pleins de personnes sympa avec qui on passe de très bon moments…

Après quelques jours sur place (dont deux avec les pieds dans la boue car il pleut et que notre emplacement n’est pas encore vraiment fonctionnel) nous sommes vite bien installé, nous disposons d’un abri sous lequel on peut garer le van tout en gardant ouverte la porte du fond, de quelques meubles bricolés en palettes qui nous permettent d’installer « une cuisine » à l’extérieur du van, et d’un plancher en palette qui nous permet de rester au sec les jours de pluie !

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Cela devient notre chez nous, et c’est là que nous passons nos fin d’après midi à nous détendre autour d’un verre ou d’un repas après les journées de travail… C’est aussi là que nous passons quelques après midi de congés à discuter ou jouer aux cartes en buvant l’apéro (le point positif à avoir des voisins français !)

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Les jours off :

Ceux qui ne se passent pas sous la pluie autour d’un verre sont l’occasion d’aller un peu à la découverte des alentours, ainsi nous passerons une journée à rouler jusqu’à Port Douglas petite ville sur la cote; à visiter Kuranda (petit village entre Cairns et Mareeba niché dans la foret tropicale) et son marché de hippies avant d’aller jeter un œil aux chutes d’eau de Baron falls  ; à se baigner au lac Eacham ; ou encore à passer deux jours à Palm Cove près de Cairns pour aller faire un tour sur la grande barrière de corail…

Baron falls et la promenade à travers la foret pour arriver à la cascade...

Baron falls et la promenade à travers la foret pour arriver à la cascade…

Un tour sur la grande barrière pour aller faire du snorkeling : Il nous faut prendre un bateau qui nous emmène pour la journée au dessus de Upolu reef, un lieu de la grande barrière. Nous partons avec trois français rencontrés à Mareeba avec qui nous travaillons chez Willbi, en profitant de plusieurs jours sans travail, et décidons de coupler à notre journée sur le bateau une soirée barbecue à la plage ! Par manque de chance toute la journée sur le bateau s’est faite sous la pluie… Un peu humide et en plein vent il y faisait presque frais, en revanche l’eau de l’océan elle semblait vraiment chaude ! Nous avons vu des coraux et quelques poissons dont trois requins de récifs à qui nous devons tout le charme de cette journée en mer, nager à proximité des requins était une première qui nous à bien plu, du reste les coraux et autres poissons que nous avons vu nous ont semblé bien moins beaux que ceux que l’on avait pu voir en Indonésie… La luminosité et la visibilité qui n’étaient pas géniales y sont peut être pour quelques choses, à moins que le récif commencent à être vraiment abimé du fait du réchauffement des eaux ou des trop nombreux bateaux qui viennent chaque jours y déverser des centaines de personnes ?! L’expérience était quand même intéressante car nous avons vu des requins et avons passé un chouette moment avec nos amis de Mareeba, en revanche elle nous conforte également dans notre pensée que les tours organisés pour les touristes ont toujours quelques chose de décevant, ici un vrai manque de liberté dans ce que l’on peut choisir de faire et une obligation de nager au milieux d’un groupe entre deux personnes qui vous encadrent qui rend vraiment le snorkeling contraignant et ennuyeux ! [Pour info le tour en bateau à été pris avec reef daytripper, qui nous emène en catamaran dans un groupe de seulement 20 personnes, là ou d’autres bateau emporte jusqu’à 200 passagers (ce qui à motivé notre choix, mais au final tout le temps de trajet sous la pluie révèle que l’espace du catamaran est assez exigu quand le trampoline ne peut être utilisé, et dans tous les cas une fois sur le site de plongée de nombreux autres bateaux sont là avec leur lot de plongeurs…) pour 140$ par personne incluant le repas de midi et une collation sur le trajet du retour.]

Se décider à quitter Mareeba :

Après presque trois mois sur place nous avons eu le temps de gérer quelques petites réparations qu’il était impératif de faire subir au van et après remboursé l’achat de celui ci tout en ayant eu le temps de s’assurer qu’il était parfaitement fonctionnel et habitable nous décidons de chercher ailleurs un autre type de travail. Il faut l’avouer on en a franchement ras le bol d’aller ramasser des fruits dans les arbres et il est hors de question de faire du picking pendant tout notre séjour ! Nous postulons donc via internet et via le site thejobshop.com (agence d’emploi) pour trouver nos futurs employeurs et notre nouvelle destination, en moins de trois candidature envoyées et deux jours de recherche nous trouvons notre nouveau job et décidons sur le champs de quitter Mareeba à la fin de la semaine en cour !

Nos deux derniers jours à Mareeba seront consacrés en journées aux choses pragmatique : faire changer nos pneus arrière et faire vidanger le van, faire quelques courses et prévoir un peu de stock car nous partons pour une ferme isolée à 100km du premier village.. Et en soirée à passer du temps avec tous les amis rencontrés sur Mareeba autour de quelques derniers verres, profiter encore un peu de toutes ces charmantes personnes que l’on ne sait pas quand nous aurons la chance de les recroiser…

En conclusion, même si les jobs que nous avons occupé ici ne nous ont vraiment pas plu, notre séjour dans ce coin du Queensland à quand même été bien agréable grâce à toutes les belles rencontre que nous avons faite. Nous planifions de visiter quelques autres endroits à proximité mais notre embauche sur le nouveau job à été si rapide que nous avons abandonné les idées de visites que nous comptions faire ici… Peut être partie remise ? En attendant une nouvelle expérience nous attend ailleurs, le 25 Mars nous quittons Mareeba pour rouler sur un peu plus de 1000 km jusqu’à Richmond dans le centre du Queensland.

 

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