Pour une fois je vais faire court !

Après plus d’un an sur place il va être difficile de détailler points par points tous nos faits et gestes… Aussi cette étape se fait dans le cadre d’un visa différent puisqu’il s’agit d’un visa vacances travail et que comme son nom l’indique nous avons consacré la majeur partie de notre temps à travailler ! Enfin une multitude de blogs et de site sont déjà largement dédiés à l’aide à la préparation d’un séjour en visa vacances travail alors essayons de pas être redondant et allons à l’essentiel !

Les infos pratiques :

Concernant le visa tout est dit ici http://www.partisprendrelair.com/preparatifs/ rubrique #3 VISA

A propos de l’arrivée en Australie et de toutes les questions pratiques liées à l’obtention du TFN, à l’ouverture d’un compte en banque et à l’obtention de la « rego » pour l’achat d’un véhicule tout est dit dans cet article http://www.partisprendrelair.com/arriver-en-australie/

les jobs :

En ce qui nous concerne nous avons fait à peine trois mois de « picking » et de « packing », (comprenez cueillette et emballage) de fruits… On a donné dans le citron vert et l’avocat et dans tous les cas on déconseillera vivement à qui vient ici pour gagner de l’argent et en mettre de coté… Même si on arrive à réduire les frais en vivant au camping et en dormant dans notre van les rentrées d’argent sont infimes, beaucoup de dépenses, peu d’heure de travail, on subit les aléas de la météo, et du cours du marché… Et pour couronner le tout le travail est des plus rébarbatif ! Bref c’est la partie du travail qu’on à le moins aimé plus détesté et qui nous à grandement motivé à trouver autre chose !

Par la suite et pendant 11 mois qui ont suivis (répartis sur deux visas) c’est dans 2 différentes « cattle station » que nous avons travaillé ! Une cattle station est une ferme isolée (plus ou moins grosse et plus ou moins isolée mais dans le bush dans tous les cas !) A Pialah Station d’abord ou nous avons fait de la peinture en bâtiment, puis à Brunette Downs station ou nous avons été femme de ménage et cuistot pour moi et jardinier et homme à tout faire pour Benoit.

Pour donner une idée en terme de salaire : dans les fruits les payes étaient horaires le plus souvent (environ 22$/ heure) mais les heures de travail dépassaient rarement 5 à 6 par jour… (Pour les plus mauvaises de nos payes elles ont été faite au poids, compter 25ct pour 1 kg de citron ramassé… Une vraie arnaque ! Certain surhommes arrivent à être bien payé en étant au rendement, pour nous même sans s’arrêter une minute on a jamais atteint le prix d’un taux horaire minimum en étant payé au kilo… On à peut être loupé quelque chose mais dans tous les cas on déconseillera en premier ce genre d’emploi !) Dans les station nous étions payés à la journée et travaillions en moyenne 6j/semaine. 200$/ jour dans la première pour 10h et 235$/jour dans la seconde pour 9h. Dans les stations tous nos frais sont pris en charge puisque nous sommes nourris, logés, blanchit et nous n’avons plus de frais de carburant puisque nous logeons sur le lieux de travail… Qui veut faire des économies aura vite fait de faire le calcul !

Les emplois ont toujours été assez facile à trouver, dans les fruits en faisant du porte à porte d’une ferme à l’autre jusqu’à se faire embaucher ou en passant par les agence intérim locales. Et pour les emplois dans les stations : nous avons trouvé le premier en répondant à une annonce sur le net, à la fin de cette période les patrons nous ont recommandé aux patrons suivants et nous avons enchainé tout simplement quelques centaines de km plus loin sur le job suivant !

pour info c’est sur www.thejobshop.com que nous avons postulé et trouvé notre première station, mais d’autres site comme gumtree ou jora proposent aussi des centaines d’offres d’emplois dans tout le pays…

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Road House au milieux du QLD. « Grid » en bordure de routes dans le bush, annonce le passage sur les grilles qui séparent un champ du suivant. Arrivée à Pialah Station…

La vie en Australie : (en vrac et en résumé !)

Coute une blinde ! Même en vivant dans un van, même en faisant attention, le niveau de vie est très élevé… Similaire à la France pour pas mal de choses, horriblement cher pour d’autres le tabac et l’alcool en tête !

Dans le bush tout augmente… de la nourriture au diesel ! Plus on s’éloigne des villes et de la cote plus tout coute cher…

Dans les villes on a passé que peu de temps alors difficile d’en parler, simplement même si les prix sont plus raisonnables les tentations sont multiples !

Le pays est gigantesque, les distance semblent infinies quand on les parcoure dans un vieux van (ou même en bus !) mais même si les routes ne sont pas toujours en super état on trouve partout des aires de repos relativement bien aménagées. Et de nombreux terrains de campings, gratuits ou payants jalonnent tous les itinéraires possibles ! Les australiens sont des fous de camping alors on trouve facilement aussi bien les endroits pour s’arrêter au milieux de nulle part que du matériel d’occasion à des prix dérisoires.

Free camp à Fletcher creek / Arrêt en bord de route quelque part au milieu du QLD / Corella Dam free camp à 60 km de Mount Isa, QLD.
Free camp à Fletcher creek / Arrêt en bord de route quelque part au milieu du QLD / Corella Dam free camp à 60 km de Mount Isa, QLD.

Les australiens sont aussi des grands fan de bière ! Ainsi dans le moindre trou perdu d’à peine quelques dizaines d’habitants il y a toujours, toujours, un pub ! C’est peut être un des seuls pays qu’on ait vu ou des stations services qui peuvent aussi faire bistro !

En ce qui nous concerne c’est la vie dans le bush qu’on a le plus expérimenté et il faut bien avouer que passé l’étonnement du aux routes de plusieurs centaines de km en ligne droite et de l’horizon à 360°, la monotonie du paysage à vite fait de reprendre le dessus et l’ensemble peu devenir assez ennuyeux. A noter quand même les nuits sont invraisemblables, loin de la lumière des villes les ciels étoilés sont parmi les plus beaux que nous ayons vus jusque là !

La faune sauvage est elle toujours amusante, et encore mieux que les kangourous, les émeus et autres cochons sauvages ce sont les nuées d’oiseaux de toutes tailles et de toutes les couleurs qui nous ont le plus impressionné…

Les australiens :

Sont dans l’ensemble il faut le dire plutôt sympa de prime abord, souriants, facilement accessibles ils donneront volontiers un conseil ou un coup de main s’ils le peuvent… De là à vraiment créer du lien qui va pouvoir durer c’est une autre histoire… Sur ceux qu’on à fréquenté pendant plus de 6 mois il en a une petite poignée avec qui on a vraiment eu le sentiment de pouvoir échanger et avec qui on gardera facilement contact, par contre on a développé beaucoup de belles relations avec d’adorables philippins, et d’autres européens !

On constate aussi un réel clivage entre les Australiens blancs et ceux qui ont obtenu le nom d’aborigènes… Il semble y avoir peu de contact entre ces deux parties et surtout beaucoup de rancœur… Nous c’est un débat qui nous laisse très perplexe. Et on l’est encore plus quand on entend (et c’est arrivé un paquet de fois !) les australiens d’importations cracher sur l’immigration…

Ce n’est pas le sujet qui revient le plus facilement quand on entend parler de l’Australie mais l’histoire et la colonisation ont clairement fait beaucoup de mal aux populations autochtones qui ne semblent aujourd’hui même plus vraiment trouver/avoir leur place dans leur propre pays…

Pourquoi on ne reviendra pas !!!

Parce que nos visas vont expirés avant que l’on soit tenté de revenir… Parce qu’on à assez travaillé pour les deux ou trois prochaines années…

Parce que de tous les pays visités l’Australie est finalement le moins dépaysant et surprenant de tous… Pris dans un grand voyage autour du globe cette destination nous déçoit un peu. Nous n’attendions rien de spécial si ce n’est trouver un moyen de travailler et de remplir les caisses, en ce sens l’objectif est atteint alors on va éviter de cracher dans la soupe.

Le pays est grand et nous avons fait le choix de n’en voir qu’une infime partie, notre ressenti aurait peut être été différent si nous en avions vu plus, si nous avions visité les villes et les parcs nationaux… De ce que nous en avons vu (les kangourous, les grands espaces et les rodéos mis à part) cela ressemble pas mal à ce que nous connaissons en France… Des hommes blancs qui vivent d’une manière très similaires à la notre, rien de surprenant dans l’architecture (rien de très vieux en même temps !) dans la culture ou même dans la nourriture… (Ou s’il y a surprise de ce coté là elle ne sont pas toujours bonne ! La viande de bœuf est délicieuse et nous avons mangé les meilleurs des barbecues en station mais du reste la nourriture en Australie est presque désastreuse… c’est le pays des spaghettis bolognaise en conserve, du végémite (la seule spécialité authentiquement australienne, cela ne s’exporte pas et ne s’exportera sans doute jamais on vous laisse deviner pourquoi !) de la mayonnaise au sucre et de bien d’autres aberrations culinaires dont on vous passera les détails !!! )

Sur la route entre Richmond et Pialah station. QLD.
Sur la route entre Richmond et Pialah station. QLD.

Enfin et surtout je crois qu’on ne reviendra pas parce qu’ailleurs nous appelle, il y a tellement de destinations qui nous attirent bien plus que ce grand pays, que nous le quittons à quelques mois de la fin de notre deuxième visa… Sans regrets !

Contents d’avoir découvert un mode de vie qui n’était pas le notre dans les stations où nous avons passé quasi une année, ravis d’avoir gagné en une année à peu près autant qu’en quatre à économiser en France.

Heureux que la parenthèse se termine et que le voyage reprenne enfin de plus belle !

Nuit étoilée, dernier soir à Pialah Station QLD.
Nuit étoilée, dernier soir à Pialah Station QLD.

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