Plus isolé qu’isolé, plus loin de tout que loin de tout…

Arrivée dans le Northern Territory, Bienvenue à Brunette Downs !
Plongée dans la vie d’une grosse station et découverte de la vie dans un genre de communauté autonome en plein milieux du bush…

Lors de notre séjour à Pialah station dans le Queensland nous pensions avoir trouvé une exploitation énorme avec ses dizaines de kilomètres carré de terrain et ses 10 000 têtes de bétail… Et nous pensions aussi être loin de tout quand il nous fallait plus d’une heure pour rejoindre Richmond le village le plus proche, qui bien que tout petit comptait quand même quelques commerces, des pubs, un hôpital, plusieurs rues et un peu plus de 500 habitants ! Rétrospectivement on voudrait presque appeler ça une ville et dire qu’on était tout à coté !

Alors que dire de Brunette Downs…

Isolée, éloignée, difficile de trouver le terme qui s’adapterait à la situation géographique de cette exploitation… La ville la plus proche se trouve à plus de 500 km, (bon ok, cette fois il s’agit d’une vraie ville avec centres commerciaux, fast food et plusieurs milliers d’habitants, cette ville c’est Mont Isa et c’est dans le Queensland, c’est moche et c’est loin mais en terme de civilisation c’est ce qu’on trouve de plus proche !) soit 6 h de route autant dire qu’on y va pas faire une course un après midi de congé ! Entre Brunette downs et Mont Isa il n’y a que deux haltes possibles, la première est juste avant la frontière entre le QLD et le NT c’est un mini village de 300 âmes où le seul commerce est une road house, entendez une station service qui fait aussi office de restaurant, propose un accès internet et vend quelques bricoles aux voyageurs de passage… La deuxième halte possible s’appelle Barkly Homestead et là c’est simplement la road house, (qui vend le carburant doux pris de 1,80 $ le litre, alors qu’il tourne plutôt autour de 1,20 dans les villes !) doublée d’un pub et d’un camping mais sans le village qui va autour !

Bref dire qu’autour de Brunette Downs il n’y a rien n’est pas peu dire, et situation géographique oblige, depuis trois mois que nous sommes là nous n’avons quitté la station qu’une seule fois ! (sur une demie journée tout ça pour aller à Barkly Homestead acheter des bonbons et manger au restaurant… Si si ! presque trois heures de route aller et retour plus quasi un plein de carburant juste pour se payer le luxe de manger autre chose que du bœuf et pour le simple plaisir de sortir de la station ! Autrement dit voilà une occupation d’un jour de congé palpitante, pas chronophage du tout et très bon marché qu’on ne retentera probablement pas !)

La station est énorme, énoooooorme, immense, géante, immensément géante, gigantesque… là encore les qualificatifs manquent ! Brunettes Downs s’étend sur un peu plus de 12 000 km² et on peine à se représenter la chose… Pour donner un ordre d’idée : Paris s’étend sur un peu plus d’une centaine de km², Brunette Downs sur plus de cent fois la superficie de Paris… C’est grand comme trois fois la haute Savoie ou deux fois la Haute Garonne, ou encore presque comme la moitié de la Belgique ! (alors on vous laisse choisir pour le qualificatif !)

[Pas vraiment de photos pour cet article… Juste beaucoup de mots pour ceux qui voudraient tenter de s’imaginer le décors (et oui à travailler 9h par jours 6 jours par semaines et au milieu de rien qui plus est ! On a pas réellement trouvé la motivation de photographier les alentours !) et cette vue d’en haut que Craig à pris depuis avec son drone ! Une fois n’est pas coutume cette image n’est pas de nous… merci Craig pour le partage ! ]

vue d'un des paddocks, quelque part au milieux des 12000km² de l'exploitation. Un Dam (point d'eau) un yard (ou est regroupé le bétail) et les voies d'accès...

vue d’un des paddocks, quelque part au milieux des 12000km² de l’exploitation. Un Dam (point d’eau) un yard (ou est regroupé le bétail) et les voies d’accès…

Pour donner une peu plus de chiffres et d’explications sur ce qu’est cette station et son fonctionnement…
Les gens :

Ici vivent à l’année entre 50 et 60 personnes réparties dans 11 bâtiments d’habitations. (Les personnes qui ont les postes avec le plus de responsabilités ont une maison ou une maisonnette où ils vivent seul ou à deux voire avec leur enfant, tous les autres sont répartis dans 4 bâtiments collectifs, le plus grand est celui qui est occupé par les hommes, un autre est occupé par les jeunes hommes, un autre est réservé au filles et enfin un dernier bâtiment plus mixte héberge les backpackers de passage comme nous et quelques autres personnes qui sont là à l’année.)

Toutes les professions utiles à la vie dans une station isolée sont présentes ici.

En commençant par la majeur partie des effectifs ; ceux qui travaillent avec les troupeaux : Une bonne vingtaine de personnes est composée des jeunes (gars et filles) qui travaillent avec les vaches, ils ont en moyenne à peine une vingtaine d’années et passent la plus part de leur temps dans des camps (l’exploitation est tellement grande que ces employés ne peuvent pas revenir tous les soirs à la station ils partent donc pour des période de quelques jours à deux semaines dans l’un des trois camps que compte la station.) Ils montent à cheval, font de la moto, s’occupent du mustering, du branding, de ferrer les chevaux et d’autres taches, assez obscures pour nous, relatives à l’élevage du bétail. Ils sont nommés « ringers » ou « stockman » des synonymes de « jackaroo », (des cow boys quoi !) cette vingtaine de jeunes gens est divisée en deux groupes et chaque groupes est dirigé par les « head stockman », qui sont les responsables des jeunes, ils sont 4 au total repartis sur les deux groupes et chaque groupe dépend d’un manager. Travaille avec eux un « vet », le vétérinaire qui veille à la bonne santé des animaux mais surtout s’occupe des test de grossesse des vaches… (oui oui ça existe !) Autrement dit il passe la majeur partie de son temps à enfiler son bras dans les animaux pour en tâter l’intérieur et déterminer si la vache attend un petit ou non ! (Dans la série des jobs de rêve celui là arrive peut être en tête de liste !?!) 

Les autres personnes travaillent sur la station et se divisent en plusieurs catégories relatives aux taches qui leurs sont propres.

Il y a une équipe de plus ou moins 5 personnes : Les « bore mechanics » et « bore runner » difficile de trouver un traduction précise mais en gros ce sont tous les mécaniciens qui gèrent, surveillent et entretiennent les système de pompes permettant l’approvisionnement en eau dans les différents points de la station pour que les bêtes ne meurent pas de soif sous le soleil du bush !

Une autre équipe de 5 personnes, les « mechanics », est dédiée à la mécanique traditionnelle, ils s’occupent à plein temps de l’entretien et les réparations de tous les véhicules de la stations, 4×4, camions, motos…

L’ « office », le bureau compte environ 6 personnes dont les taches respectives ne me sont pas clairement perceptibles, en gros deux personnes sont les principaux managers de la station, deux personnes s’occupent de l’accueil et d’autres taches administratives, une autre s’occupe de quelque chose en rapport avec l’état des sols et de l’herbe (!) une autre est l’assistante du manager principal et elle serait en charge de connaitre tous les chiffres relatifs aux troupeaux, combien de bêtes dans combien de champs, combien de petits… ce genre de calcul !

Il y a également deux ou trois « road train drivers », les conducteurs de ces immenses camions typiquement australien ! Ils peuvent être amenés à travailler dans la station pour déplacer des troupeaux comme envoyé à l’autre bout du pays pour livrer ou récupérer du matériel !

3 « pilotes » travaillent avec 2 avions et 1 hélicoptère. l’hélicoptère et son pilote sont principalement utilisé lors du mustering pour assister les équipes au sol. Les pilotes d’avions peuvent également être mobilisés pour des opérations de mustering mais ils peuvent aussi être envoyés pour vérifier depuis le ciel l’état des clôtures ou des points d’eau… (sur 12000 km² il n’est pas envisageable de faire ça en voiture ! Un survol pour vérifier tous les points d’eau nécessite une dizaine d’heures de vol !) Ou font des allers et retour vers Mont Isa ou d’autres villes pour transporter des passager ou du matériel.

Et 2 « grader » ce sont les conducteurs de niveleuse, ils s’occupent de l’entretien des voies carrossables et passent leurs journées à rouler pour aplanir les différentes pistes sur tout le domaine.

Puis viennent enfin tous ceux qui travaillent en solitaires et ne sont jamais appelés à sortir de la station pour leur travail !

Le « butcher », le boucher qui s’occupe de toute la production de la viande pour les employés de la station, de la mise à mort de bêtes (bœuf ou cochon !) jusqu’à la congélation des steak ! Il est aussi en charge d’un peu de jardinage et du ramassage des ordures…

Le « cooker », une cuisinière est là pour nourrir 3 à 4 fois par jour tous les gens présents sur la station ; elle évolue dans une cuisine semblable à celle d’un restaurant couplée à un réfectoire type cantine ou tous se retrouvent aux heures de repas.

La « teacher » ou « governess », une prof s’occupe des cours pour les trois enfants des principaux managers, elle travaille dans une école miniature et est en lien téléphonique quotidien avec l’école de Mont Isa.

Le « gardener »  le jardinier, est chargé de l’entretien des espaces verts, autrement dit beaucoup d’arrosage pour maintenir vert un gazon qui ne pousse pas naturellement dans cette contrée hostile, du taillage de haie, du désherbage, et du tondage de pelouse ! Ponctuellement il doit prêter main forte au boucher pour tuer les cochons ou évacuer les déchets !

Et le « cleaner »  qui nettoie, la femme de ménage quoi ! Balaye et lave tous les espaces communs des bâtiments d’habitations, la cuisine, le bar et les bureaux… Pour varier un peu les plaisir le cleaner est en charge de la cuisine un jour par semaine quand la chef est en congé !

Il peut aussi y avoir au plus fort de la saison un ou deux « camp cook » ce sont des personnes envoyées avec les équipes qui travaillent dans les camps et qui sont en charge de la cuisine !

Bref c’est pour tous pareils : ici les journées varient parfois un peu mais au final toutes les semaines se ressemblent !

Les infrastructures :

La quasi totalité de l’exploitation est constituée de « paddocks », autrement dit des champs sur un terrain plat à perte de vue ou évolue le bétail…

Au centre de ces 12000 km² de champs se trouve le cœur de la station et tous les bâtiments sont concentrés sur une petite zone de peut être 5km à vue d’œil (et pour voir large !).

Peut être 50% des infrastructures sont dédiées au lieux de vies et l’autre moitié au lieux de travail…

Les lieux d’habitations ou chacun dispose de sa propre chambre sont donc divisés en 4 blocs et 7 maisons.

La cuisine et le réfectoire se trouvent au centre de la station et sont accessibles à tout moment du jour et de la nuit !

En face de la cuisine se trouve le « social club » / le pub ! Probablement l’endroit (qui après le réfectoire au heures de repas !) connait la plus grande affluence ! Le pub (et oui nous sommes en Australie et dans ce pays même la plus petite bourgade possède au minimum un pub, donc pour une cinquantaine de personnes sur la station il y en a un aussi ! logique !) est ouvert tous les soir de 18 à 19h, et ferme plus tard les vendredis et samedis, on peut y boire ou y acheter des chips, des pizzas congelées, des glaces… Mais aussi quelques produits de première nécessité comme du savon de la lessive… Ainsi que du tabac ou des cigarettes ! Ponctuellement des barbecues sont cuisinés dans cet espace, notamment en cas de grands matchs de rugby (les Australiens adorent ça !) qui sont alors diffusés sur écran géant. Ponctuellement également c’est le lieu de grosses beuveries d’où tout le monde repart en titubant !

Autour de cette zone qui incluent principalement les lieux de vie sont répartis les espaces dédiés au travail…

Une boucherie se trouve à deux pas de la cuisine. Le « dry store » est le hangar ou sont entreposés tous les produits secs en stock pour la cuisine ainsi que les stocks de boissons du pub et les produits ménagers… Un bâtiment est dédié aux bureaux

En s’éloignant un peu plus sur les pourtours de cette zone on trouvera l’atelier de mécanique. Le générateur qui produit toute l’électricité ! Plusieurs hangars où sont stockés différents matériels utiles à ceux qui travaillent dans les camps. Un grand parking protégé pour tous les véhicules des employés… Le hangar du jardinier. Le « yard » un genre de champs mais clôturé de robustes pièces d’acier ou sont installés en fonction des besoin les chevaux à ferrer, (une partie du yard est dédiée au travail des fers,) les poulains, ainsi que les bœufs à tuer pour la viande.

En s’éloignant encore un peu on trouvera enfin le hangar des avions et hélico ainsi qu’une piste d’atterrissage d’un coté.

Et de l’autre coté de la station on trouvera la déchetterie, tout est géré de façon autonome, les déchets sont entreposés en fonction de leur composition en allant de plus « propre » au plus « puant » dans différents trous ou sur différents tas… Ainsi la « route des déchets » commence par longer des tonnes d’objets divers en grande partie métallique allant des carcasses de voitures à celles de frigos ou des machines à laver; puis se prolonge sur un étalage de batteries en tout genre, puis sur un coin pour des dizaines et des dizaines de pneus… Après un léger virage on arrive sur un géant tas de déchets verts (de loin le moins perturbant de tous!) encore quelques mètres plus loin se trouve le trou (immense) dédiés aux déchets ménagers, c’est là qu’atterrissent toutes les poubelles de la cuisine et des habitations où elles patientent jusqu’à ce que le trou soit rempli avant d’être brulées ! Et enfin au plus loin sur la route se trouve le trou dédiés au carcasses des bœufs et cochons, ici des dizaines de gros corbeaux et quelques énormes varans viennent se repaitre des reste de viandes qui se décomposent au soleil dans une odeur des plus atroces ! (La station existe depuis le 19° siècle et voir tous ces déchets et savoir qu’ils ne sont pas prêts d’être traités autrement à quelque chose d’assez inquiétant mais la vie dans un endroit si reculé et l’autonomie d’une station de ce genre avec tout le confort qu’elle procure à ceux qui y vivent à probablement son prix …? Cela dit au passage, cette façon de gérer les déchets dans les station dans ce pays semble faire partie de la norme… T’as des déchets quels qu’ils soient ? fais un trou, fous y le feu de temps en temps, puis quand il sera trop plein de résidus à moitié cramé de truc qu’on arrive pas à évacuer et bien il suffira de le reboucher et puis d’en faire un autre à coté… CQFD !)

Le quotidien :

Le rythme de travail est soutenu et similaire pour tous ceux qui travaillent sur la station, à l’exception de la cuistot qui elle à des horaires décalés et plus conséquent que les autres…(Ceux qui travaillent dans les camps ont des journées plus conséquentes également mais n’y étant jamais allés nous n’en avons une idée que peu précise !)

de 5h à 6h : Le petit déjeuner est servit et est typiquement australien composé au choix de viande (saucisses, boulettes ou steaks) d’œufs et de spaghettis en boite ou de haricots ! (Bienvenue dans le bush et vive la gastronomie Australienne !!!)

6h30: La journée de travaille commence et chacun rejoint son poste…

9h : La cloche de la cantine sonne pour la première fois de la journée annonçant que le « smoko » est prêt ! Tout le monde s’arrête pendant une demie heure, le « smoko » c’est le thé ou la pause du matin ! A ce moment est servit un des repas le plus important de la journée, beaucoup ne se restaurent pas au petit déjeuner ou au repas de midi et profitent donc du « smoko » pour faire un vrai repas… (Nous appartenons à la catégorie de ceux qui ne sont jamais présent au petit déjeuner à 5h du mat’ beaucoup trop tôt ! Donc le « smoko » est vraiment appréciable, et après quelques jours sur place on est capable de manger n’importe quoi à 9h du matin !) Le smoko est aussi le repas le plus gourmand de la journée, il offre toujours au minimum un plat salé et un plat sucré, c’est l’heure des pizzas, quiches, friands, boulettes de riz au thon, des tartines salées… Des muffins, des gâteaux nappés, des entremets, des fruits et autres douceurs individuelles ! Ce repas à en général des airs de café gourmand mais en géant !

9h30 : sans aucun avertissement sonore tout le monde reprend son poste !

12h : La cloche de la cuisine sonne pour la deuxième fois et annonce la pause de midi… Ceux qui le souhaitent peuvent se rendre à la cuisine pour se faire un sandwich ou une salade ou grignoter les reste des repas de la veille, beaucoup iront faire une sieste, c’est de manière générale plus un temps calme qu’un moment dédié vraiment au repas, d’ailleurs rien de spécial n’est cuisiné à ce moment là !

13h: tout le monde repart au travail…

17h : C’est la fin de la journée et chacun quitte son poste… Rejoignant au choix la fraicheur d’une chambre climatisé, ou d’une bonne douche, ou un siège dans un coin d’ombre pour un verre et une clope après une bonne journée de travail !

18h : Le pub ouvre ses portes ! Et beaucoup vont se retrouver ici pour boire plusieurs verres (façon de parler parce que dans ce pub il n’y a que des cannette ou des bouteilles et pas un seul verre !) en attendant l’heure du diner !

19h : La cloche de la cuisine sonne pour la dernière fois de la journée et annonce que le diner est servit ! Le pub ferme ses portes (exception faite des vendredis et samedis ou il reste ouvert plus longtemps !) et tout le monde rejoint la cuisine pour un vrai repas, le diner est toujours conséquent, un gros plat chaud, de bœuf 95% du temps, accompagné de légumes et de féculents… Une fois par semaine en général il y a du porc et une fois par mois (oh miracle !) du poulet… (A tous les végétariens ou à tous ceux qui ne mangent pas de bœuf on déconseillera les séjours prolongé en station !)

19h30 : la cuisine s’est vidée et tous ont rejoint leurs chambres, au passage la nuit est tombée et c’est ainsi que les journées s’achèvent sur Brunette Downs !

les gens, l’isolement, le rapport au temps…

Les gens qui vivent à l’année ici et pendant plusieurs années restent pour nous un sacré mystère ! Probablement un mode de vie au grand air qu’ils affectionnent plus que tout !

Dans l’ensemble on pourrait distinguer plusieurs catégories :

Ceux qui aiment vraiment ce genre d’endroit et que la monotonie des semaines, des mois et des années ne dérange pas ! Ils aiment les animaux, les campdrafts et les rodéo, la ville et son apport en culture et en diversité ne semble pas leur manquer… Parmi ceux ci certains semblent coincés ici depuis tellement longtemps qu’on imagine mal qu’ils pourraient revenir à une vie plus traditionnelle (pour ne pas dire normale !)  dans un espace à occuper autre que les quelques mètres carré de leur chambre, avec des relations sociales qui ne seraient pas limitées aux 50 autres personnes qui vivent ici !

Ceux qui sont clairement ici pour l’argent qu’ils y gagnent, même si les salaires ne sont pas si démentiels les gens travaillant sur la station n’ont aucun frais puisque tout est pris en charge, loyer, nourriture, électricité, soin médicaux… Beaucoup pensent déjà au moment (dans plus ou moins longtemps) ou ils quitterons la station pour aller vivre ou faire autre chose ailleurs !

Et enfin ceux comme nous qui ne sont que de passage pour quelques semaines à quelques mois, arrivant de divers pays du globe et clairement juste en transit le temps de remplir un peu un compte en banque !

Une grosse majorité des gens ici sont donc Australiens… Et presque tous Australien d’importation avec parfois plusieurs générations derrière eux parfois une seule… Un seul d’entre eux est un aborigène australien, c’est aussi le doyen de tous les travailleurs, 74 ans et toujours au travail ! 3 philipins travaillent ici à l’année, pour plusieurs années avant de retourner s’installer au pays.

En ce qui nous concerne voir tout les jours les mêmes têtes et entendre à longueur de semaine les mêmes histoires aura eu vite fait de nous ennuyer… Heureusement quelques belles rencontres auront bien égayé les mois passé là bas !

L’isolement n’est pas trop dur à supporter dans la mesure ou un accès à internet (même pourrit !) existe, ce qui permet de garder un peu contact avec le monde extérieur…

Le rapport au temps est lui très étrange… Les journées de travail sont bien remplies, les jours de repos sont donc bienvenus et ne rien faire au moins une fois par semaine est très appréciable. Paradoxalement les semaines passent à la fois vite et très lentement… Les journées s’enchainent mais le temps semble s’étirer de manière interminable tant les jours sont identiques les uns aux autres ! On à comme l’impression que quelques mois à Brunette valent une année dans n’importe quel autre endroit !

Et nous dans tout ça…

Nous !? On a atterrit là un peu par hasard et beaucoup grâce à notre dernier employeur de Pialah station qui nous à trouvé ces jobs ! Arrivés en juillet 2017 pour deux  mois de boulot en tant que cleaner pour moi et gardener pour benoit, nous y sommes finalement restés 5 mois complet jusqu’à décembre avant de revenir en mars 2018 pour rempiler pour deux mois supplémentaires. Notre unique motivation : les salaires intéressants que nous avions et le peu de frais sur place…

Entre décembre 2017 et mars 2018 ? Pas mal de choses se sont passées : On s’est offert des vacances, bien méritées après 5 mois de bush ! Un petit passage au Japon et un retour au pays pour les fêtes de Noël, deux mois en France, le temps de revoir la famille et les amis avant de repartir pour l’Australie avec un stop à Singapour… Quoi d’autre ? Notre van est décédé et nous l’avons abandonné à la décharge de Mont Isa juste avant les vacances au Japon… Enfin nos postes ont changé je suis passée en cuisine et Ben est devenu homme à tout faire…

Enfin

Puis tout à une fin ! Alors en Mai nous avons fait nos adieux à Brunette et à l’Australie par la même pour repartir direction l’Asie ! Fermant définitivement la parenthèse australienne et la période dédiée au travail pour revenir purement et simplement à notre voyage… Et de tout le séjour chez les kangourous c’est définitivement la meilleure partie !

Au revoir Australie ! Adieu les kangourous… C’est ici qu’on reprend la route !!!

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